Une nuit sous les étoiles avec The Cure aux Arènes de Nîmes (live report)

Publié le 26 juillet 2026 à 12:30

Un concert de The Cure sous la voûte céleste gardoise… pouvait-on rêver nuit new wave plus poétique pour cet été 2026 ?
Retour sur la prestation de haute volée délivrée par Robert Smith et sa bande dans l’enceinte des arènes de Nîmes.

Lenny Kravitz, Marilyn Manson, Pixies, Nick Cave… le Festival des Arènes de Nîmes propose  l’une des programmations indie-rock les plus alléchantes de l’année. D’autant que, cerise sur le gâteau, les festivités se clôturent par trois concerts de The Cure

Groupe légendaire qui a traversé les décennies, The Cure a ainsi choisi un lieu mythique qui a traversé les siècles. Et ce soir, il va satteler à rappeler que si le temps passe, il n’a pas emprise sur tout.

Dès cette première soirée nîmoise, Smith & co. démontrent illico qu’ils n’ont rien perdu de leur superbe. Si la formation fêtera ses 50 ans d’existence en 2028, sa maestria live n’a pas pris une ride. À commencer par la voix de Robert Smith, empreinte de cette limpidité élégiaque qui a tant contribué à la singularité des Cure. Et puis musicalement, le groupe envoie du lourd :  à l’instar de Jason Cooper dont l’impression rythmique résonne avec toujours autant d’intensité. Sans compter la bonne surprise du retour de Simon Gallup sur scène, après une absence de quelques dates suite à des problèmes de santé (remplacé au pied levé par son fils Eden). Non seulement le bassiste est présent mais il affiche en plus une forme olympique. Bondissant et remuant tous azimuts.

La délectation des Cure à jouer ce soir est palpable. Offrant un show généreux (30 titres, plus de 2h30), magistralement interprété d’un bout à l’autre. Le son est excellent, les pépites new wave gravées dans le marbre se succèdent (« Lovesong », « A Forest », « Fascination Street » et tous les autres...). Tandis que les chansons du dernier album n’insufflent que plus encore de relief à la prestation (« Alone », parfaite ouverture, « Endsong » qui met les arènes un peu plus en apesanteur). Si rien n’est laissé au hasard (« A Night Like This » magnifié par son solo de saxo), la magie du moment ne s’en trouvera nullement éclipsée, au contraire. En témoigne la multitude des sourires affichés dès les premières notes de « Close To Me ». Tout comme les pas de danse joyeusement amorcés par Robert himself. Il fera d’ailleurs durer le plaisir en enchaînant sans temps mort les titres sur un second rappel version XXL. Au-delà des mots, une communion qui en dit long.

A l’aube de ses cinq décennies d’existence, à tisser méticuleusement la trame de son romantisme ténébreux, The Cure a prouvé ce soir probablement l’une des plus belles choses qui soit : ses meilleures années ne se cantonnent pas à de simples souvenirs du passé. 

#SoiréeDException

Toninos & Betty

Setlist Arènes de Nîmes (24/07/2026)

1. Alone
2. Pictures Of You
3. High
4. Lovesong
5. Catch
6. Burn
7. Fascination Street
8. alt.end
9. Push
10. In Between Days
11. Just Like Heaven
12. Treasure
13. Want
14. A Night Like This
15. Secrets
16. Play
17. A Forest
18. From the Edge Of The Deep Green Sea
19. Endsong

Rappel 1 :
20. It Can Never Be The Same
21. Faith

Rappel 2 :
22. A Letter To Elise
23. Lullaby
24. Hot Hot Hot!!!
25. The Walk
26. The Lovecats
27. Friday I’m In Love
28. Close To Me
29. Why Can’t I Be You?
30. Boys Don’t Cry

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